CNIL
LA VIDÉOSURVEILLANCE SUR LE LIEU DE TRAVAIL
La réglementation est différente selon la nature juridique du lieu sur lequel est implanté le système de vidéosurveillance.
Ainsi, s'agissant des lieux publics et ouverts au public (grands
magasins, banques, rue, square...) la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995
prévoit dans son article 10 l'obligation d'obtenir une autorisation
administrative préalable auprès des services de la Préfecture dans le
ressort territorial de laquelle les caméras sont installées.
L'autorisation
est délivrée par le représentant de l'Etat dans le département (
préfet) après avis d'une commission départementale présidée par un
magistrat de l'ordre judiciaire. Les dossiers de déclaration sont à
retirer auprès de la préfecture.
Les enregistrements doivent être
détruits dans un délai d'un mois. Toute personne intéressée peut, en
s'adressant au responsable du système de vidéosurveillance obtenir
l'accès aux enregistrements qui le concernent.
La Commission
Nationale de l'Informatique et des Libertés n'est compétente que si les
informations captées par le système de vidéosurveillance concerné
alimente un fichier informatique, ce qui est rare.
S'agissant des lieux qualifiés juridiquement de privés, notamment les
lieux de travail, les dispositions suivantes du code du travail doivent
être respectées :
L'article L 432-2-1 : le comité d'entreprise doit
être informé et consulté préalablement à la décision de mise en oeuvre
des caméras dans la mesure où elles permettent un contrôle de
l'activité des salariés.
L'article L 121-8 : l'employeur ne peut
mettre en oeuvre un tel système de contrôle du salarié sans l'en
informer préalablement. Dans le cas contraire, l'employeur serait en
situation irrégulière.
Dans le cas où le système recours à des moyens informatiques, un dossier de déclaration est déposé auprès de la CNIL.
La
compétence de la CNIL en matière de vidéosurveillance est donc
aujourd'hui résiduelle, même si ses réflexions et travaux ont largement
inspiré le législateur.
























